La Raddho, la Lsdh, Afrika Jom Center, Amnesty International et le Forum social sénégalais ont sorti un communiqué conjoint ce mardi 9 février, pour s’exprimer sur ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Ousmane Sonko.

Vice de procédure
« Monsieur Ousmane Sonko, président du parti PASTEF et député à l’Assemblée nationale, a été convoqué ce lundi 8 février 2021 à la Section de recherches de la Gendarmerie nationale pour répondre d’une plainte pour viol, introduite par la dame Adji SARR contre lui », rappellent ces organisations dans un communiqué, avant d’ajouter: « Arguant de son statut de député et de l’immunité parlementaire à laquelle il a droit, Monsieur Sonko a refusé de déférer a cette convocation au motif que son immunité n’a pas encore été levée par l’Assemble nationale ». Selon ces organisations de défense des droits humains « la convocation qui lui a été servie n’a donc pas respecté les termes de l’article 61 de la Constitution du 22 Janvier 2001, modifiée et des articles 51 et 52 du Règlement intérieur de l’Assemblée ».
Appel au respect des institutions
Elles ont tenu à rappeler que « le socle de l’Etat de droit est le respect par les différentes institutions de la République des procédures légales de mise en accusation des représentants du peuple »
L’usage de la violence condamnée
Alioune Tine et ses camarades de conclure : « Nos organisations condamnent fermement le recours à la violence quels qu’en soient les auteurs. Elles exhortent l’Etat à : Veiller au respect par les autorités judiciaires des procédures légales prévues pour convoquer et entendre un député ; Instruire les forces de défense et de sécurité de faire preuve de retenue, de maitrise et de pédagogie et de s’abstenir de tout usage excessif de la force lors des opérations de maintien de l’ordre ; S’abstenir de toute immixtion dans les procédures judiciaires concernant des citoyens. »

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