Droits de l’homme : 337 professionnels formés entre 2011 et 2016

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Renforcer la compréhension des différents défis soulevés par les systèmes de protection des droits de l’homme, mais aussi développer un réseau solide entre les autorités étatiques et les défenseurs des droits de l’homme, tels sont les objectifs de la huitième session de formation qui a porté sur « Migrations internationales et droits de l’homme ». Ladite formation qui vise également la promotion des droits de l’homme dans le cadre des institutions judiciaires et administratives nationales a pris fin hier à Dakar.

Après deux semaines de formation en droit international des droits de l’homme, les 135 participants à la huitième session de formation ont reçu leur certification hier. Organisé par la Fondation Friedrich Neumann, en partenariat avec Goethe institution internationale, la formation a porté sur la « Migrations internationales et droits de l’homme ». Selon la directrice Afrique de l’Ouest de la Fondation Friedrich Neumann, Inge Herbert, cette formation permettra aux participants issus des professions juridiques (magistrats, avocats), mais aussi des défenseurs de droits de l’homme, d’être mieux outillés pour appliquer les droits de l’homme surtout dans le domaine d’émigration. Ainsi, sur les 135 participants, 80 % ont réussi à avoir le certificat. « C’est un diplôme de très haut niveau qui facile l’accès à l’emploi », indique Mme Herbert.

Au-delà des certificats, la directrice fait savoir que ces participants sont bien outillés. « Désormais, ils auront une vue plus profonde des questions de droits de l’homme. Ainsi, les avocats et magistrats qui ont pris part à cette session de formation sauront comment introduire les droits de l’homme quand ils défendent un client ou parlent de justice », explique-t-elle. Aussi a-t-elle magnifié le leadership du Sénégal en matière de respect des droits de l’homme.
La session de formation a réuni environ 16 pays d’Afrique au Sénégal. Au terme de deux semaines de cours, les femmes ont émergé du lot. Sur les cinq lauréats, quatre sont des femmes. « C’est heureux que le Sénégal face partie des lauréats. L’objectif n’était pas d’avoir le certificat mais plutôt  d’apprendre afin de mieux promouvoir les droits de l’homme », souligne la lauréate sénégalaise Marie Hélène Ndiaye. Titulaire d’un Master 2 de droit public à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, la jeune femme estime que la question des droits de l’homme interpelle tout le monde. C’est pourquoi, elle invite les uns et les autres à s’impliquer davantage dans le combat de la promotion du respect et de la dignité de chaque homme.

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