Les appels à la confrontation lancés de part et d’autre de la classe politique (opposition comme pouvoir), à la veille de la présidentielle n’agréent pas la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho). Aussi a-t-elle lancé un appel pressant aux acteurs politiques au sens des responsabilités et à la retenue pour garantir un scrutin crédible, transparent et apaisé, en février prochain.

L’interpellation de l’organisation droit-de-l’hommiste intervient dans la foulée de la dégradation de la situation politique, du fait des appels à la confrontation et/ou à la violence lancés par les acteurs politiques de tous bords depuis la publication de la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle invalidant Khalifa Sall et Karim Wade.

En effet, la coalition des partis de l’opposition regroupée autour du C25 avait menacé d’empêcher le candidat Macky Sall de battre campagne. En réplique, un ministre de la République, en l’occurrence celui du Tourisme Mame Mbaye Niang, a répondu en affirmant avoir recruté des nervis pour faire face à l’opposition, et depuis lors on ne cesse de noter des arrestations de jeunes, le saccage du QG d’un candidat de l’opposition, Ousmane Sonko de Pastef/les Patriotes l’empêchement d’une marche à Ndiongolor par des hommes encagoulés dans le département de Fatick, lit-on dans le communiqué de presse qui nous est parvenu. La Raddho juge que «ces faits sont une violation inacceptable de la liberté d’expression et de manifestation».

Dans la foulée, la Raddho « condamne fermement tous les actes et appels à la violence, à la perturbation de la campagne électorale qui doit constituer un moment important de notre vie nationale, parce qu’elle permet aux citoyens d’avoir une idée du contenu des projets et programmes de société proposés par les candidats pour faire leur choix. Les membres de l’organisation droit-de-l’hommiste lancent par suite un appel pressant à la retenue de l’ensemble des acteurs politiques pour qu’ils fassent preuve de « responsabilité à la hauteur des vaillantes luttes du peuple sénégalais, d’une démocratie apaisée dynamique et nous évite la violence qui empêcherait la mobilisation des populations le jour du vote ». Dans le communiqué, l’organisation droit-de-l’hommiste invite par ailleurs les hommes politiques à faciliter l’organisation d’un scrutin transparent, apaisé et crédible. Non sans relever que « les violences électorales sont à la base de l’essentiel des dossiers à la Cour pénale internationale ». Incitant par ailleurs les journalistes au respect des principes d’éthique de déontologie, la Raddho a demandé aux forces de sécurité « de protéger tous les citoyens en respectant les règles minima de maintien de l’ordre».

 

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