La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par Me Kadidia SANGARE COULIBALY, ministre des Droits de l’homme, en présence de M. Madani COUMARE, président de la plateforme.
La plateforme Droits économiques, sociaux et culturels du Mali, faut-il le rappeler a été initiée dans le but de promouvoir les droits économiques, sociaux et culturels en tant qu’approche de développement humain durable. Il s’agissait au cours de cette journée de valider le rapport de la plateforme DESC pour la période de 1976-2017 pour sa présentation au Conseil de sécurité des Nations unies et sa mise en œuvre effective au Mali. Pour ce faire, tous les acteurs de la société civile et les acteurs de lutte pour les droits de l’homme du Mali, dont le représentant de la commission nationale des droits de l’homme, étaient au rendez-vous.
Ladite rencontre visait notamment à produire et à partager le rapport alternatif de la société civile complémentairement au rapport officiel du Mali. Il était aussi question de présenter le rapport alternatif de la société civile au Comité DESC, en vue de permettre aux experts, aux termes de l’examen du rapport officiel, de faire des recommandations sur la base de faits et cas emblématiques complémentaires ou contradictoires documentés, à travers les rapports de recherches thématiques partagés et validés par les acteurs concernés.
M. Madani COUMARE, dans son allocution, a rappelé que depuis 2005, son organisation s’est mise au travail pour que l’État malien produise des rapports sur l’état des lieux de la mise en œuvre du Pacte international des droits économiques sociaux et culturels.
« C’est désormais une réalité, le rapport initial du Mali est produit et sera présenté à l’organe de traité concerné, le comité des DESC des Nations unies, à partir du 24 septembre 2018. Il s’agit donc d’une victoire, mais aussi une fierté nationale et pour l’État, qui en a obligation et pour la société titulaire des droits concernés », s’est-il réjoui. Cependant, M. COUMARE a appelé à l’abnégation et au courage pour la mise en œuvre de ce pacte, qui, selon lui, s’avère difficile, car touchant les secteurs de la vie, surtout dans un pays comme le nôtre où tout est prioritaire.
Quant à Me Kadidia, elle a salué l’organisation de cet atelier ainsi que les actions menées par la plateforme pour renforcer l’ancrage des droits économiques sociaux et culturels au Mali. Elle a par conséquent souligné que les objectifs de cet atelier répondent à un souhait ardent des plus hautes autorités du pays, conformément à la volonté de président IBK, pour une promotion effective des droits de l’homme au Mali.
« Je voudrais dire, d’ores et déjà que la présentation du Rapport officiel du Mali participe de la volonté inébranlable du président Ibrahim Boubacar KEITA, Chef de l’État, de faire de la réalisation des droits de l’homme pour les populations maliennes une réalité tangible et du respect des droits de l’homme un crédo de son mandat », a-t-elle rappelé. La ministre a appelé les participants à l’atelier à être rigoureux avec eux-mêmes comme ils l’ont ailleurs toujours démontré.
« Je voudrais aussi que s’instaure un dialogue régulier entre le département des Droits de l’homme et les engagements pris, des modalités et du suivi de leur mise en œuvre. La dimension transversale et interministérielle est nécessaire au respect des droits contenus dans le Pacte international des droits économiques, sociaux et culturels », a-t-elle conseillé.
La ministre des Droits de l’homme a, par ailleurs, incité les acteurs de la lutte pour les droits de l’homme à se pencher sur la charte de Kurukanfuga, qu’elle considère comme un don pour tout un continent.
« Je voudrais vous assurer de notre disponibilité à poursuivre l’effort inextinguible entamé pour implémenter la Politique nationale des droits de l’homme visant à faire du Mali, le pays de la Charte de Kurukanfuga de 1236, une terre des droits de l’homme, un État de droit, dont on peut, avec beaucoup d’humilité, être fier dans le concert des Nations Unies », a-t-elle conclu.

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