«NOUS VOULONS LA VÉRITÉ ET LA JUSTICE»

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 «Nous  voulons la vérité et la justice». C’est en ces mots que l’Association des amis de Ghislaine Dupont et Claude Verlon a ouvert sa conférence de presse hier, mercredi 1er novembre au Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information (Cesti) à Dakar, à  la veille du  4e  anniversaire l’assassinat des reporters de Radio France Internationale (RFI – Ghislaine Dupont et Claude Verlon), le 02 novembre 2013 à Kidal, au Nord du Mali. 4 ans déjà, jour pour jour, après l’assassinat de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon, que de questions sans réponses. Les familles et amis de ces deux journalistes français de RFI réclament toujours justice et attendent des réponses aux questions sur les circonstances de leur mort, mais en vain.

 

L’association des amis de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon déplore toujours la lenteur des enquêtes judiciaires et dénonce le refus de la part des autorités françaises et maliennes de suivre des pistes pour identifier et arrêter les personnes suspectées coupables. «On demande la vérité et la justice et que le silence s’arrête. On demande à tout le monde de ne pas oublier ce qui s’est passé. Nous avons toujours toutes ces zones troubles qui concernent cette affaire, car certaines pistes ne sont pas évoquées et traitées par les magistrats, alors que ça nous parait être des pistes intéressantes.

Par ailleurs, le juge dit que 6 personnes suspectes ont été identifiées dont 3 auraient été déjà éliminées. C’est dire que s’ils ont été déjà tués par des forces militaires, cela signifie qu’on ne saura jamais ce qui s’est réellement passé et qu’ils ne seront jamais traduits en justice. En revanche, s’il en reste 3 qui sont dans la nature, nous voulons que les diplomates et les autorités politiques des différents pays concernés se battent ensembles pour que les coupables répondent de leurs actes», a plaidé Schneider Pierre-Yves, journaliste et  porte-parole de l’Association des amis de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon. Mais, ils gardent une petite lueur d’espoir pour que justice soit faite. «Le temps de la justice n’est pas celui des familles», justifie la présidente de France Medias Monde.

Par ailleurs, Me Assane Dioma Ndiaye dit compatir à la douleur des familles des victimes. Selon  lui, c’est une double perte pour eux: la douleur d’avoir perdu un être cher mais également d’être victime d’un déni de justice. Car, dit-il, «après le sentiment de colère, la famille a le droit de connaitre la vérité pour faire son deuil et pardonner. C’est ce qui s’explique d’ailleurs notre combat contre l’impunité. Il est impératif que justice soit faite dans ces affaires en ce sens qu’il s’agit d’un crime contre l’humanité. Car, dans les conflits armés, les journalistes comme les personnels de la Croix Rouge… ne sont pas des parties belligérantes, conformément à la Convention de Genève. Donc, en tant que défenseurs des droits de l’homme et gardiens du temple, nous allons nous impliquer d’avantage pour que ces genres de crimes ne restent pas impunis», a rassuré Me Assane Dioma Ndiaye.

LES LAUREATS DE LA BOURSE GHISLAINE DUPONT ET CLAUDE VERLON CONNUS AUJOURD’HUI

Comme chaque année depuis 2013, la Direction de Radio France Internationale offre, en hommage à ces deux reporters assassinés, une bourse de récompense dans un pays d’Afrique. Les lauréats bénéficieront d’une formation d’un mois à  Paris. Cette année, l’honneur revient à deux Sénégalais (homme et femme) et la cérémonie de remise de cette 4e bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon aura lieu ce jeudi 2 novembre.

 

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